Un client envoie un DWG, l'atelier demande un DXF, le bureau d'études travaille en STEP. Trois formats, trois usages. Voici lequel sert à quoi.
La distinction de base : 2D ou 3D
Avant tout, il faut séparer deux familles. Les formats 2D décrivent des contours à plat — c'est ce dont une machine de découpe a besoin. Les formats 3D décrivent un volume — c'est ce dont un logiciel de CAO a besoin pour concevoir et valider. Confondre les deux est la source de la plupart des erreurs d'échange de fichiers.
DXF — l'échange 2D universel
Le DXF (Drawing Exchange Format) est le format roi de la découpe. C'est un format 2D, ouvert, lisible par toutes les machines laser, jet d'eau et plasma. Quand un atelier vous demande « le fichier », il veut presque toujours un DXF.
Le DXF est au fichier de découpe ce que le PDF est au document : un standard universel que tout le monde sait ouvrir.
Son piège : un DXF mal fait — polylignes ouvertes, doublons de lignes, cotations mélangées au contour — est inexploitable en machine et doit être nettoyé. Un bon DXF de découpe ne contient que les contours fermés à couper.
STEP — l'échange 3D de référence
Le STEP (Standard for the Exchange of Product model data) est le format d'échange 3D universel. Contrairement aux formats propriétaires des logiciels de CAO, le STEP s'ouvre partout : SolidWorks, Fusion 360, CATIA, Onshape. C'est le format à utiliser pour transmettre un modèle 3D entre deux acteurs qui n'ont pas le même logiciel.
En tôlerie, le STEP sert à valider la pièce en volume avant fabrication, et à vérifier les assemblages. Mais une machine de découpe ne lit pas un STEP : il faut en extraire le développé 2D.
DWG — le format natif d'AutoCAD
Le DWG est le format natif d'AutoCAD. C'est un format riche, principalement 2D, qui contient le dessin complet : contours, cotations, calques, textes, blocs. Beaucoup de bureaux d'études et d'architectes travaillent en DWG.
Son problème pour la tôlerie : il contient bien plus que le contour à découper. Avant de couper, il faut en extraire la géométrie utile et la convertir en DXF propre. C'est un format de travail et de plan, pas un format de découpe.
IGES — l'ancien standard 3D
L'IGES est l'ancêtre du STEP pour l'échange 3D. On le rencontre encore, mais il est progressivement abandonné au profit du STEP, plus fiable et plus complet. Si vous avez le choix, préférez le STEP.
Le tableau récapitulatif
| Format | Dimension | Usage principal | Pour la découpe ? |
|---|---|---|---|
| DXF | 2D | Découpe machine | Oui, directement |
| STEP | 3D | Échange et validation 3D | Non, à déplier d'abord |
| DWG | 2D (riche) | Dessin, plan, archivage | Non, à nettoyer d'abord |
| IGES | 3D | Échange 3D (ancien) | Non, à déplier d'abord |
Quel format demander, quel format fournir
- Vous envoyez une pièce à découper à un atelier → fournissez un DXF propre.
- Vous voulez faire valider un modèle en 3D → échangez en STEP.
- Vous archivez un plan complet coté → le DWG ou le PDF conviennent.
- Un client vous envoie un DWG ou un STEP → il faudra en extraire le DXF de découpe.
DRAWLESS gère les conversions pour vous
DRAWLESS accepte une description en langage naturel, mais aussi l'import de fichiers DXF et STEP. À partir d'un STEP 3D, le moteur extrait automatiquement le développé 2D. À partir d'une description, il génère directement un DXF de découpe propre, des plans et un modèle 3D. Vous n'avez plus à jongler entre les formats : vous décrivez ou vous importez, DRAWLESS produit ce dont l'atelier a besoin.